Fonctionnement neuroanatomique et scientifique

Avant de vous plonger dans la compréhension scientifique du Froggymouth, vous pouvez consulter le prérequis : pourquoi rééduquer la déglutition ? 

Avant de vous plonger dans la compréhension scientifique du Froggymouth, vous pouvez consulter le prérequis : pourquoi rééduquer la déglutition ? 

Froggymouth : Anatomo-physiologie et apports des neurosciences

Froggymouth : Anatomo-physiologie et apports des neurosciences

“Si j’avais une heure pour résoudre un problème, je passerais cinquante-cinq minutes à définir le problème et seulement cinq minutes à trouver la solution.” 

Albert Einstein

“Si j’avais une heure pour résoudre un problème, je passerais cinquante-cinq minutes à définir le problème et seulement cinq minutes à trouver la solution.” 

Albert Einstein

La déglutition atypique

La déglutition atypique

La déglutition atypique, vestige de la déglutition infantile à l’origine de dysmorphoses diverses se déroule en deux temps. 

La succion nécessite un joint d’étanchéité labial nécessaire à la création d’une pression négative à l’intérieur de la cavité buccale. Les muscles labio-mentonniers se contractent.

Dans un second temps, l’interposition linguale entre les arcades dentaires prend appui sur la muqueuse labiale ou jugale contractée afin de permettre au contenu buccal de basculer vers le pharynx. 

Froggymouth, le seul appareil inhibiteur de la déglutition atypique

Froggymouth, le seul appareil inhibiteur de la déglutition atypique

Froggymouth agit comme inhibiteur de la succion déglutition en obligeant la déconnexion labio-labiale. La réalisation du joint d’étanchéité rendue impossible, la succion déglutition par différence de pression ne peut donc pas être réalisée. 

La salive s’accumulant rapidement dans la cavité buccale du patient l’oblige à trouver un nouveau mode de déglutition : occlusion des arcades dentaires et élévation du dôme lingual contre la voûte palatine. Il s’agit ici de la découverte autonome et spontanée de la déglutition secondaire par le patient.

Des modifications biochimiques au niveau des synapses mais aussi des noyaux des neurones entraineront un stockage immédiat des nouveaux schémas moteurs dans la mémoire à long terme (Eric Kandel, Prix Nobel de Médecine)

Froggymouth agit comme inhibiteur de la succion déglutition en obligeant la déconnexion labio-labiale. La réalisation du joint d’étanchéité rendue impossible, la succion déglutition par différence de pression ne peut donc pas être réalisée. 

La salive s’accumulant rapidement dans la cavité buccale du patient l’oblige à trouver un nouveau mode de déglutition : occlusion des arcades dentaires et élévation du dôme lingual contre la voûte palatine. Il s’agit ici de la découverte autonome et spontanée de la déglutition secondaire par le patient.

Des modifications biochimiques au niveau des synapses mais aussi des noyaux des neurones entraineront un stockage immédiat des nouveaux schémas moteurs dans la mémoire à long terme (Eric Kandel, Prix Nobel de Médecine)

Le Froggymouth induit une position haute de la partie postérieure de la langue, d’abord en déglutition puis de manière permanente une fois la praxie automatisée. Cette nouvelle position linguale forme un joint d’étanchéité inhibant la respiration buccale.

“La langue est un organe de respiration. La restauration de la respiration nasale doit passer par la rééducation des praxies myo-fonctionnelles” 

Dr Takashi Ono

Le Froggymouth induit une position haute de la partie postérieure de la langue, d’abord en déglutition puis de manière permanente une fois la praxie automatisée. Cette nouvelle position linguale forme un joint d’étanchéité inhibant la respiration buccale.

“La langue est un organe de respiration. La restauration de la respiration nasale doit passer par la rééducation des praxies myo-fonctionnelles” 

Dr Takashi Ono

 

Pour aller plus loin : le fonctionnement neurologique

L’engrammation instantanée : création de nouvelles synapses 

L’engrammation instantanée : création de nouvelles synapses 

Le port du Froggymouth induit un état fortement émotionnel causé par l’inhibition totale de la succion déglutition.

Ce stress couplé à la nécessité de déglutir ordonné par le tronc cérébral est à l’origine de la libération de neurotransmetteurs

Ils activent ensuite une réaction en chaîne dans la succession de neurones grâce à l’action de neurotransmetteurs et de la MAP kinase.

Par l’activation en cascade de ces molécules, le circuit initial se modifiera.

A un niveau cellulaire, ce processus est répété sur tous les neurones de l’ancienne voie impliquée dans la déglutition, nous aurons alors création de nouvelles synapses et de nouveaux circuits neuronaux.

Cette nouvelle voie est qualifiée d’anoétique car elle ne nécessite pas la participation corticale du sujet.

Le concept Froggymouth est unique car il est le seul à proposer une engrammation rapide et efficace grâce à ce choc émotionnel, facilitant une automatisation de la praxie de manière inconsciente.

L’automatisation par l’inhibition : le rôle des boucles cortico corticales

L’automatisation par l’inhibition : le rôle des boucles cortico corticales

“Apprendre ne relève pas uniquement de la capacité à produire un comportement qui nous était inconnu, c’est aussi une démarche qui vise à inhiber des processus mentaux automatiques” P.M Lledo

Il est nécessaire d’inhiber la succion déglutition afin d’automatiser la nouvelle praxie. La succion déglutition passe par l’activation du nerf facial, alors qu’en déglutition secondaire, c’est le nerf trijumeau, son antagoniste, qui est activé.

Une fois l’engrammation réalisée, le patient aura le choix entre ces deux modes de déglutition, l’un activé par le nerf facial, l’autre activé par le nerf trijumeau. C’est justement le rôle du Froggymouth d’inhiber le nerf facial en empêchant la contraction labiale.

Afin de rendre la nouvelle praxie automatique, il faut supprimer l’option appelant la succion déglutition afin que la seule option restante appelle le nouveau mode de déglutition et qu’il devienne ainsi le choix par défaut.

“Apprendre c’est aussi éliminer” Changeux

L’automatisation de la déglutition secondaire passe par un système de correction et de récompense dans le cerveau.  

Lorsque le sujet déglutit, il génère des informations motrices dans son cerveau, qui passent en premier par des aires corticales, sont analysées, puis retournent dans le cortex moteur. C’est pourquoi on parle de boucle de régulation cortico-corticales. Voici le déroulement de la boucle :

1) Les informations motrices sont d’abord acheminées dans plusieurs aires corticales.

2) Elles sont ensuite analysées au niveau du cervelet, qui détecte et corrige la différence entre mouvement exécuté et mouvement à effectuer. Le cervelet permet l’ajustement inconscient de la durée, de l’amplitude et de la succession des mouvements.

3) Les ganglions de la base suppriment ensuite les données erronées et les envoient au cortex moteur primaire les nouvelles informations, permettant la réalisation parfaite du mouvement souhaité.

4) Enfin, les circuits corrects seront renforcés inconsciemment grâce au système de récompense, sous forme de libération de dopamine, aussi connue sous le nom de molécule du plaisir.

Ainsi, grâce à cette boucle de régulation, Froggymouth permet l’automatisation de la nouvelle praxie par l’abandon de l’ancienne.

Si son concept est si novateur, c’est qu’il rend la rééducation facile et surtout pérenne.

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